dimanche 31 juillet 2011

Sur la route

Reveillees avant le soleil pour faire des bisous a nos copains de colo et nous voila dans le jumbo
 (taxi laotien) qui nous mene a la gare routiere.
Nous croisons en chemin une fabuleuse guirlande de moines en robe safran qui defilent pour demander l aumone. C est le Reras.Tous les matins les bonzes viennent mendier leur nourriture.


Arrivees a la gare, on constate que notre bus aura une heure de retard sur l heure prevue.
Quand on a encore les yeux mi clos c est une nouvelle rejouissante!
Neuf heures de route, 400 kilometres voila ce que ca donnait sur le papier.


Dans les faits une route aux multiples lacets dessines au bord d un abysse vegetal. Les rares lignes droites s etirent sur une dizaine de metres. Les montagnes laotienne ont mis leurs plus beaux atours pour defiler devant nous. C est un camaieu de vert surmonte d un voile de brume pour les plus pudiques, les autres laissent entrevoir leur roche crayeuse.
De petites cascades echappees d on ne sait ou viennent rire en eclats dans les rigoles.
Dispersees sur les flancs verts ,de minuscules cabanes de bois abritent une population qu on sait pauvre.Les enfants a la peau cuite et au regard cru gambadent pieds nus au bord du precipice.
Ce paysage a la beaute etourdissante est avant tout leur mere nourriciere..
Nous sommes les impromptues que la montagne accueille en crachant ses restes sur la route. Nous parvenons peniblement a avancer. La montagne nous regurgite dans un dernier soubresaut . Elle se fait alors colline puis plaine soudaine. Au loin, les silhouettes fantomatiques de ses sommets nous observent encore.
Nous arrivons enfin, blemes mais  sauves.
11 heures de route. Le soleil est deja couche.Nos os moulus iront chercher dans leurs dernieres reserves pour trouver la guesthouse d accueil.
A demain. Une bonne nuit de sommeil nous attend.
On embrasse les copains qui sont arrives a Bangkok, on espere que Didier sera sorti indemne de cette route aussi  dangereuse que belle. On embrasse aussi Souva et Elise qui ont eu le courage de se reveiller pour nous dire au revoir.
Gros bisous a vous aussi!!




Si on observe de pres la plaque mineralogique , on comprend mieux pourquoi on a l impression que ce bus sort d un champ de bataille.


Charmante petite araignee ayant echappe a la vigilance de Ouali dans les toilettes.


Soiree avec les copains!!!!



samedi 30 juillet 2011

Bye bye Luang Prabang


Apres une journee caniculaire, nous avons essuye un debut de journee fort moussonneux.
Comme la colonie sait s organiser, on a retrouve les jeux qui savaient si bien nous occuper sur les bancs de l ecole.
Le temps d une partie de "petit bac"et la pluie s est enfin arretee.
On a donc enfourche des velos pour parcourir la vieille de long en large.
La journee va se poursuivre sur un rythme plus lent et ce soir c est la soiree d adieux car la colonie se separe.
Chacun reprend sa route, vers les iles via Bangkok, Vang Vieng, Vientiane et d autres s offrent encore une journee ici.
On se recroisera peut etre ici ou ailleurs car notre colonie est bigarree : Dijon, Lyon, Montpellier, Paris...
Demain matin, depart a l aube pour la capitale du Laos.
A bientot.













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vendredi 29 juillet 2011

36 degres a l ombre...






Journee ou l on a litteralement cuit a l etouffee,la chaleur a atteint un tel niveau que le moindre mouvement devient difficile. On est oblige d anticiper le moindre geste, les chutes d eaux sont a present deversees par nos glandes sudoripares.
La colonie etait resolue a arpenter les rues de Luang Prabang  a velo mais le soleil nous a vite decourages!
Nous avons donc avance la visite de la grotte des Bouddhas car en dehors d une douloureuse ascension de marches asiatiques a la largeur decourageante, on y a trouve un peu de fraicheur.
Nous voila de retour a la guesthouses, hagards et suintants. L heure de la douche a sonne puis nous irons a nouveau oindre nos corps car apres tout nous n avons pas encore essaye le Lao massage!
A demain!








jeudi 28 juillet 2011

Legere brisure de reve

Nous avons omis de vous narrer une aventure morganienne des plus cocaces.Quand vous l aurez decouverte vous comprendrez de quoi nous vous avons prive.
Alors, imaginez Morgane s ebrouant avec delectation dans l eau telle une naiade  puis au moment de changer de piscine ,la voila poussant un leger cri et hurlant a nos oreilles :
" j ai un truc sur mon maillot, j ai un truc sur mon maillot!"
Et, en effet , en guise de truc une charmante chenille aux multiples piques et a l accroche coriace s etait nichee sur la couture de son slip de bain, c est a ce moment que la scene d anthologie debute.
Geraldine, attrape une feuille suffisament grande pour isoler une fourmi, tente en vain d extirper l alien, pendant ce temps Morgane tire sur son maillot comme une perdue, elle est a deux doigts de finir cul nu, la dessus arrive super Elise qui se met a battre de la tongue energiquement sur le slip tout en veillant a preserver la vie de la chenille.La scene se deroule entre panique et hilarite. Les deux allemandes qui s appretaient a venir patauger pres de nous sont refroidies. La chenille se decroche, on reprend nos esprits, cherchons a la retrouver, elle a survecu, nous nettoyons attentivement le maillot parseme de piques ( nous sommes donc toutes a 4 pattes devant Morgane) et la vie reprend son cours pendant 10 minutes. Les gens nous approchent a nouveau enfin jusqu a ce qu Aurelie qui cherche a se debarrasser de ses tongs ne les lance accidentellement a la figure d une pauvresse qui passait par la ...Il n est pas facile de voyager, ca non...
Voila les principaux bruits de la jungle Monique. L ensemble est plutot silencieux si ce n est quelques chants d insectes encore non identifies.


Un jour notre chenille deviendra grande et deviendra peut etre l un de ces magnifiques papillons qui peuplent Luang Prabang....

Les jolies colonies de vacances


Nous avons beaucoup hesite avant de vous livrer ces images o combien insoutenables pour quiconque se prelasse actuellement sous un nuage de brume a la detestable fraicheur automnale.
Mais, nous avons decide de ne rien vous cacher de notre bonheur car pour la premiere fois nous avons pu savourer des chutes d eaux sans qu aucun nuage ne vienne ternir notre plaisir. Cette treve est sans doute le fait d une obscure raison qui nous empeche  d y aller a trois mais pas a huit!


On vous laisse savourer le spectacle. Inutile de vous preciser que nous avons joue les sirenes sous ces vivifiantes cascades . Le decor est somptueux, nous sommes au coeur d un poumon de verdure aux veines turquoises.Le sol est amenage en plateaux ou la cascade vient s echouer. La vegetation n est pas en reste, elle accouple harmonieusement le vert de ses joues a la limpidite des flots.
Cet endroit a des airs de paradis perdu et nous de Robinson.

Vous dire combien nous compatissons avec vous des jours comme celui la est inutile mais sachez que nous sommes de tout coeur avec vous et que quand nos corps alanguis se laissent aller au doux labourage des flots et que ces piscines naturelles renvoient le reflet de nos peaux dorees, nous avons toujours une pensee emue pour vous.
Bon, on en fait trop la peut etre?


Voila pour votre premier apercu des environs de Luang Prabang, cette langue de terre couverte de foret tropicale qui a elle seule est un condense des paysages du Laos.
 Quant  a la ville, elle est a l image de ces villes coloniales aux maisons immaculees et basses ou le touriste pullule et deambule  comme s il etait sur une terre acquise a defaut d etre conquise.
Le charme de cette ville aux allures de village et enregistree au patrimoine mondial est incontestable, on a juste parfois peur qu elle ne sacrifie sa douce quietude aux farangs .Des envahisseurs presque trop bienvenus.
 C est encore a eux qu elle offre son ventre pour ces petits plaisirs qui font chavirer comme deguster un bon vin blanc francais a l ombre de la lune.
D ailleurs, nous y allons de ce pas, non sans avoir rempli nos panses des delices du marche.

A demain!


Ps: aux pieds des chutes se trouve une reseve de protection des ours braconnes, on ne pouvait qu s y attarder d autant qu ils n ont pas hesite a se donner en spectacle.


Ps a maman Simon: si ecrire c est partir, partir pour ecrire c est pas mal non plus!

mercredi 27 juillet 2011

Au fil du Mekhong




Chiang Khong aura ete une aventure hoteliere des plus interessantes, une chambre exigue a la bonne odeur d humidite et ou de facetieux lezards s amusent a distraire Ouali.
Apres une nuit sur une planche de bois, nous voila fin pretes a passer la frontiere. Un petit tour devant les douanes,une courte traversee de Mekhong et nous sommes deja en terre laotienne. Nous atteignons rapidement la peniche a claire voie ou l on  a pris soin d installer des sieges de voitures pour en augmenter si ce n est le charme, le confort.


Les meilleures places sont prises d assaut, nous nous retrouvons au fond du bateau et rapidement nous sommes rejointes par une troupe de francais fort sympathique qui nous accompagne depuis. La descente du Mekhong commence, defilent alors devant nous une vegetation luxuriante, les collines de jade toisent ce serpent d eau boueuse. Le Mekhong est tantot serein tantot agite, de minuscules mascarets viennent parfois  surprendre notre embarcation. La traversee est lente et nonchalante, le soleil et la chaleur ne nous quittent guere. 




Nous nous assoupissons pour nous reveiller a chaque fois devant un tableau d une beaute sans egal. La foret tropicale s etend a perte de vue, on pourrait se croire au milieu de nulle part mais c est bien au pays des mille elephants que nous sommes.


Nous passons la nuit a Pakbeng , a mi parcours, petit village qui s eloigne peu a peu du typique pour accueillir a bras ouvert un touriste de plus en plus envahissant. Nous passons la soiree a deguster la lao beer et savourons une cuisine laotienne pas si eloignee de la thailandaise. Notre tablee s est etoffee car nous sommes a present huit !Si la seconde partie de traversee du Mekhong egale la precedente dans sa splendeur , elle la surpasse dans sa nonchalance , nous nous arretons en effet a tous les petits villages qui bordent le fleuve.Des locaux montent avec d impressionnants poissons  aux branchies encore actives. La traversee dure cette fois une grande partie de la journee et le paysage ne suffit pas toujours a nous distaire. Comme l humain se blase vite, trop vite!




Nous voyons apparaitre au loin les premiers signes de civilisation,c est la silhouette allongeee de Luang Prabang qui se profile enfin. Apres de courtes perigrinations , notre charmante colonie trouve enfin son asile pour la nuit.
Le temps de vous embrasser et nous filons nous rafraichir car ici encore la chaleur appelent la Lao beer.Nous sommes incorrigibles!



lundi 25 juillet 2011

En stand by

Nous sommes arrivees a Chiang Khong, notre derniere ville de Thailande avant notre retour dans un mois.
C est une ville etape pour nous puisqu elle va nous permettre des demain matin si tout va bien d atteindre le Laos. De la , nous embarquerons pour deux jours de navigation sur le mythique Mekhong. Les posts risquent donc d etre rares dans les jours a venir mais sait on jamais le Laos pourrait nous reserver des surprises en matiere de couverture internet.

Pour ce qui est de notre dimanche, il a ete  a l image d un dimanche dans n importe quel pays du monde: marche ( ou Morgane a mange un ver de bambou) et massage ( ah, pas vous?).

De gros bisous a tous.

Ps:pas de bovides dans les rizieres!
Ps a papoune Benoist: trop de nuages pour esperer voir si le soleil est a son zenith a midi!

vendredi 22 juillet 2011

Elephantastique!


On se demande souvent ce qu on ferait si on gagnait a la loterie nationale.On acheterait sans doute de multiples choses aussi inutiles que futiles.
On se surprendrait a faire des choses dont on avait meme pas reve juste pour trouver les limites du possible.On oublierait sans doute les petits bonheurs, ceux qui ont l evidence des reves d enfants.
Aujourd hui nous avons encore remporte la seule vraie loterie qui compte et donc apres les tigres c est au tour des majestueux elephants de venir peupler notre voyage.
Nous avons en effet integre un centre de preservation le temps d une journee. Nous y avons appris les rudiments indispensables pour pouvoir etre a leurs cotes comme leur parler ou encore les monter .
Nos debuts inquiets de cornacs mal assures  ne pouvaient en aucun cas laisser presager notre aisance de  fin de journee,et pourtant!

Au bout de quelques heures, nous etions conquises et a l aise. Le moment du bain restera l un de nos preferes. On partage la riviere avec  notre elephante qui s assoit et attend nos bons soins.
Lorsque vous saisissez votre morceau d Araak*  dont l odeur est si proche du savon, et que vous frottez avec application l epaisse peau de votre elephante, vous realisez que vos pieds ne touchent plus terre.
Alors, on s observe et on sait que ce que l on est en train de faire est de l ordre du fantasme, de
l inimaginable! On termine par le lavage des dents en abandonnant notre morceau de bois aux quenottes de notre jolie femelle.

Une fois remontees, ses poils sont deja plus soyeux et  nous risquons moins de nous ecorcher comme ce fut le cas lors de notre premiere chevauchee.
Puis on se dirige vers le bain de boue et l on s emerveille devant notre elephante qui s asperge avec bonheur et en profite pour nous moucheter au passage.
 Kan nan gan , tel est son nom s est habituee a nous, elle n hesite pas a nous reprendre quand notre assise est mauvaise.
Plus loin, une elephante malmene ses passagers en se frottant allegrement les fesses sur un rocher. Une balade a dos d elephant consiste la plupart du temps a aller chercher le petit brin d herbe epargne par le congenere precedent quitte a prendre des poses improbables.
L elephant a de cela d extaordinaire, c est qu il peut vous tuer en une fraction de seconde mais accepte votre presence, prend soin de vous, vous rabroue quand necessaire, obeit s il le souhaite , vit sa vie et vous emmene avec lui. Le bain de boue clot la journee ,  Kan nan gan se frotte les yeux avec sa trompe et nous chavirons.C est elle la petite fille a present , c est l heure d aller se coucher, on se quitte des  etoiles plein les yeux, le coeur gonfle de joie. Sur la route qui nous ramene a Chiang mai, on realise a peine qu aujour dhui a ete une grande journee dans nos vies.


Quelques petites choses a savoir sur les elephants thailandais

Comme beaucoup d elephants, les elephants d Asie ont longtemps ete utilises pour le transport de materiaux
( bois de Teck) car ils sont particulierement agiles en terrain hostile et leur force a peu d egal.
Or, depuis pres de 20 ans , une loi interdit l abattage des tecks en thailande, les elephants ont donc ete abandonnes par leus cornacs bien incapables sans travail de trouver l argent necessaire pour les nourrir, un elephant engloutit en effet 200 a 300 kilos de branches, herbes et fruits divers par jour. Beaucoup les ont  confie aux bons soins de centres adaptes, lesquels n ont d autre choix pour financer leur entretien que d accueillir  des energumenes dans notre genre.
L elephant est bien considere en Thailande, il a un age de retraite et une securite sociale,on compte plusieurs hopitaux pour les quelques elephants malchanceux qui chaque annee  marchent sur une bombe dans la jungle. C est d ailleurs l une des raisons qui a pousse le gouvernement thai a en interdire l acces aux pachydermes une partie de l annee.
Au debut du siecle, l elephant figurait encore sur le drapeau thailandais.

Racine D Araak*: connue des Egyptiens pour ses propriétés de renforcer les gencives, protéger et de blanchir les dents. La brosse naturelle est la racine de l'arbre Araak (salvadora persica) qui est largement répandu au Moyen-Orient. Elle contient les éléments suivants : De grandes quantités de fluor et silicium, Vitamine C, Soufre, Alcaloïde salvadorine, Petites quantités de tanins, saponines, flavonoïdes et stérols, Minéraux tels que : Potassium, Sodium, Chlorure, Bicarbonate de soude et Calcium. Son utilisation va bien au-delà de l'utilisation d'une simple brosse à dents car elle sert aussi de repulsif.



















On ne s est pas attarde sur la beaute des paysages mais ca se passe de commentaires..











Ps: Reponse a la photo mystere, il s agissait en fait pour les deux, non d echapper aux attaques gazeuses de la troisieme qui est une princesse c est bien connu, mais de fuir le produits anti insectes diffuses par un  monsieur en combinaison de cosmonaute ( ca rassure hein!)

Ps culinaire: les Donuts n etaient pas terribles, emcore une manigance de la Blanche. Pour le moment , notre copieux petit dejeuner semble lui avoir echapper. La encore, pas de photo, on y pense toujours trop tard!

Ps tongien: On ne va pas ramener 15 000 paires de tongs, on se calme les fashion victims!

Ps: Maman Simon: Gros bisous, il faut perseverer. Bisous a Fabrice!

La famille Vezier etant sur le depart et nous etant 'jet lag' , elle est priee de nous rappeler la date exacte!
On l embrasse au  passage surtout David qui est nettement plus gentil qu Erwan!